CAMERAS THERMOGRAPHIQUES
Si les caméras thermographiques (thermographie infrarouge) ont commencé leur existence au service de l’armée, elles sont depuis devenues un allié de qualité dans le monde de l’industrie. Dans le bâtiment, elles permettent aujourd’hui de pratiquer toutes sortes de contrôles, en termes d’isolation ou de recherches de fuites (dans les planchers chauffants, les radiateurs…), bref, tout ce qui touche à l’évaluation thermique d’une habitation. Le matériel, hélas, reste coûteux en raison d’un niveau de technicité particulièrement élevé.
A l’instigation de la Confédération des Artisans et Petites Entreprises du Bâtiment (CAPEB), les principaux fabricants de ce type d’équipements font des efforts pour adapter leurs offres aux besoins des Eco Artisans en matière de services et, si possible, en matière de tarifs. Cependant, si les prix peuvent encore refroidir les utilisateurs potentiels, l’utilisation des appareils peut également sembler particulièrement délicate et complexe.
Ainsi, dans le cadre de l’action PEMM (Patrimoine, Environnement, Métiers, Matériaux) la CAPEB s’efforce de mettre en place des services associés suffisamment attrayants pour inciter les entreprises intéressées à franchir le pas et à s’équiper. Une bonne prise en main des appareils, une formation complète sur leur utilisation et l’interprétation des renseignements récoltés ont paru plus essentiels que des réductions sur les tarifs des équipements. L’objectif est d’entourer l’acheteur intéressé du maximum d’encadrement. Choisir l’appareil adéquat en fonction de l’utilisation recherchée, savoir ‘lire’ les résultats obtenus, autant de compétences qu’un bon accompagnement permet d’acquérir.
En juin dernier, la CAPEB a signé avec le Ministère du Développement Durable une convention destinée à mettre en place et à financer un programme d’accompagnement des professionnels. Cette convention prévoit le développement d’outils d’autocontrôle des professionnels et d’évaluation. Quinze millions d’euros devraient être débloqués afin de rendre plus accessible et efficace l’utilisation par les artisans des caméras thermiques.
Des formations existent désormais, mises en place par l’AFABRA et le bureau d’étude ITGA. Elles sont programmées dans les CAPEB départementales.
Le CIP Patrimoine & Environnement, La carte d’identité de l’entreprise artisanale
Le Certificat Identité Professionnelle Patrimoine & Environnement est une véritable carte d’identité pour l’entreprise qui en bénéficie. Ses objectifs, mettre en valeur les artisans de la région Rhône Alpes qui oeuvrent dans le bon sens en matière de Patrimoine et d’Environnement, et sensibiliser l’entreprise artisanale, dans le cadre de son intervention dans le bâti ancien, sur la mise en conformité énergétique et architecturale. Pour l’artisan, le CIP Patrimoine et Environnement a plusieurs fonctions. Il lui permet de se faire connaître et de mettre en avant ses compétences et son savoir faire. L’artisan peut valoriser son entreprise auprès des donneurs d’ordre, publics ou privés. Il lui permet également d’identifier les procédures ainsi que les partenaires, et de procéder à une lecture du bâti avant d’intervenir sur le plan technique.
Sur le plan pratique, le CIP Patrimoine & Environnement l’assiste pour remplir son dossier de références de chantier et l’aide à élaborer une offre de marché qui soit adaptée aux marchés du Patrimoine. Enfin, l’artisan qui bénéficie du Certificat peut participer au réseau des artisans et attirer de jeunes débutants dans les métiers de l’Artisanat.
Pour l’obtenir, il convient de remplir quelques critères : avoir la qualité d’artisan et le CIP. Mais aussi disposer d’au moins trois références de chantiers durant les deux dernières années, sur un bâti antérieur à 1940. L’artisan devra également suivre les quatre jours de stage formation / information et déposer ensuite un dossier qui devra être validé par la Commission Régionale Patrimoine & Environnement.
Durant les quatre jours de formation / information, l’artisan pourra rencontrer l’ABF local (l’Architecte des Bâtiments de France), le CAUE (Conseil en Architecture, Urbanisme, Environnement) ou bien un architecte des Monuments Historiques. Il sera également mis en relation avec divers partenaires locaux ayant un lien avec le bâti ancien, avec les économies d’énergie, les matériaux ou encore les financements. Au programme également de ces quatre journées réparties sur deux fois deux jours, une visite commentée d’un site emblématique et la participation d’un animateur de la CAPEB régionale chargé de faire le lien entre les intervenants et les participants au stage.
Enfin, l’artisan stagiaire se verra présenter divers dossiers type et la façon de les remplir.
Le CIP Patrimoine & Environnement est coordonné par le PEMM (Patrimoine, Environnement, Métiers, Matériaux). Pour tout renseignement, contactez le chargé de mission de votre CAPEB départementale.5>